Performance énergétique : les passoires thermiques reculent doucement

Publié le 09 Janvier 2026

Début 2025, la France possède 30,9 millions de résidences principales. Les étiquettes F et G concernent 3,9 millions d'entre elles, soit 12,7 % du total selon le service des statistiques du ministère de la Transition écologique.

Moins de logements énergivores qu'avant

En un an, 327 000 passoires ont disparu des statistiques, et 836 000 en deux ans. La nouvelle façon de calculer le DPE pour les petits appartements explique 40 % de cette baisse annuelle. Le secteur locatif privé représente la moitié des progrès constatés : ses passoires passent de 30,7 % à 29,3 % sur douze mois, ce qui fait 1,1 million de biens très énergivores loués par des particuliers. Chez les propriétaires qui habitent leur logement, 2,5 millions sont mal isolés (14%). Le parc HLM en affiche 300 000, soit 5,8 % seulement.

La classe D largement majoritaire

Un tiers des foyers français (33,7 %) occupe un logement étiqueté D. Viennent ensuite les C avec 27,2% et les E avec 17,8 %. Les habitations vraiment performantes restent rares : 5,3% classées B, 3,3 % en A. Les F totalisent 7,9 %, les G 4,8 %. Si on ajoute résidences secondaires et appartements vides, on arrive à 37,4 millions de logements dont 5,4 millions de gouffres énergétiques (14,4 %).

Changement technique prévu l'an prochain

Janvier 2026 verra changer le coefficient de conversion électricité/énergie primaire. Conséquence directe : environ 700 000 logements sortiront automatiquement des catégories F-G sans aucuns travaux. Avec cette nouvelle règle appliquée dès maintenant, on ne compterait que 3,2 millions de passoires parmi les résidences principales, soit 10,4 % au lieu de 12,7 % actuellement.

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